Coup de Gueule
Nous avons récemment découvert, en vente sur Ebay, le titre de Dominique Nisen : «
Divines Parures ». Jusque là, pas de problème, sauf que la version vendue était une version numérisée, c'est-à-dire un pirate. En plus du coup porté aux droits d’auteur,
il s’agit de vol de la propriété intellectuelle et de recel.
Si internet semble laisser la porte ouverte à toutes les pratiques, sous prétexte de liberté, et par le sentiment d’impunité qu’il dégage, ce n’est pas une raison de ne pas réfléchir à ses actes… et ses propos.
Toute personne est responsable de ses actes. Et le genre de pratique qui vient de toucher les Editions Tutti Frutti ne se fait pas sans réflexion.
Nous engageons donc une procédure en justice, avec la bénédiction de Ebay (merci) qui nous a fourni les coordonnées de l’auteur de cet acte (sentiment d’impunité ai-je dit ?).
Faire un livre, c’est consacrer beaucoup d’énergie, de temps, de passion et d’argent. L’équilibre sur lequel est organisée l’édition, notamment l’économie de la petite édition, est un équilibre fragile.
« Pirater » un livre en vue de revente, c’est faire abstraction du travail de l’auteur (quelquefois le travail d’une vie), c’est mettre en péril l’économie de la maison d’édition et de fait la diversité culturelle (bibliodiversité).
Evidemment je ne pense pas que "madame E.B. " ait beaucoup réfléchi à son acte en dehors d’un gain immédiat, ponctuel et ridiculement bas. J’espère qu’elle ne s’attendait pas à recevoir de gros gains, car c’est plutôt un gros grain qui devrait s’abattre sur elle.
Parce que cela touche au respect du travail de nos auteurs, parce que cela met en péril l’économie fragile d’une maison d’édition indépendante, parce c’est un vol sur la qualité pour le lecteur qui aurait été trompé, nous serons toujours impitoyables avec les pirates de ce genre.
La mention légale, relative au Code de la propriété intellectuelle et artistique, présente dans tous nos titres, ne saurait être ignorée sans mauvaise foi manifeste.
Alexis
Un éditeur en colère.
PS
Je tiens particulièrement à remercier les lecteurs fidèles de nos ouvrages qui nous ont signalé ce délit. Merci pour leur intégrité.
« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n'autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article L.122-5, d'une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l'article L. 122-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. »